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//I, Rob'//

Je suis élève dans une grande école d'ingénieurs de province.
J'habite dans une résidence où sont regroupées les trois promotions de
l'école. J'ai une scolarité chaotique mais pas si catastrophique.
J'écris des fragments de ma vie, choisis par ma motivation à les
transcrire. Du fantastique. J'écris pour que l'on sache que ça se passe
aussi comme ça.J'écris pour rassurer le monde entier, et moi y
compris ; je suis en vie. Je ne me compromets pas. J'avance, sans
forcément savoir vers où, et avec dans l'idée que le chemin est
beaucoup plus important que la destination. J'écris parque que j'ai un amour immodéré de mon prochain, et que je trouve naturel de partager avec lui le maximum.

Bien à vous,

Rob' 

//Les potes//

I'm an analog guy.. | 12 août 2008

Parce que ces temps-ci je me sens d'humeur blogueuse, un texte librement transcrit d'une chronique d'Arnaud Viviant, ou de Phillippe Val, je ne sais plus, et des débats qui ont suivi sur France Inter et parmi ceux de mes amis qui ont le ?bonheur de partager mes errements : 

Utopie ?


Ils sont assis à la table d'un café. Ils sont arrivés ensemble, et repartiront séparément. Ils se sont retrouvés juste devant la porte, elle un peu énervée, parce qu'avec son nouveau combi jupe-bustier qu'elle avait acheté pour essayer de donner un nouveau souffle à leur couple, elle est passée devant un groupe de flics, qui lui ont carrément dit qu'elle était entre le racolage et l'exhibition, et qu'on n'avait pas le droit, mademoiselle, de se promener habillée comme ça dans les rues. Elle est donc un peu tendue, quand il lui dit par dessus son déca à elle et son orangina light (à lui) qu'il va partir pendant un mois à New York pour lancer son produit sur le marché américain. Elle lui demande est-ce qu'"elle" va venir. Elle, c'est cette salope qui lui sert d'assistante. Il lui répond que oui, bien sur, elle va venir, et qu'elle ne va pas commencer à lui faire un procès là dessus.

Elle lui dit qu'il n'a pas le droit de lui faire ça, et que si c'est à ce jeu là qu'il veut jouer, elle peut aussi rentrer dans la partie. Elle lui dit qu'elle le plaque. Il a un geste vers la poche de sa veste. Il se reprend. Il la regarde, et se dit qu'il n'a pas non plus le droit de faire un scandale dans ce bar. Il se lève, sort, fait quelques pas. Il s'arrête. Allume la cigarette qu'il n'avait pas le droit de fumer dans ce café, et va jusqu'à sa voiture. Merde. Il s'est pris un PV pour stationnement interdit.

Elle se lève, va au comptoir, commande un double whisky, et puis dit non, finalement, vous me ferez un café, je conduis. Elle boit un café. Ses mains tremblent. Elle l'a plaqué, elle est vraiment trop conne, elle l'aime en plus cet imbécile. Elle n'avait pas le droit de lui faire cette scène là maintenant, elle le sait. Et elle sait très bien que c'est des conneries cette histoire avec son assistante. Elle prend son téléphone et elle essaye de l'appeler.

Il ne décroche pas, il est au volant, fume clope sur clope, un peu tendu, ne regarde pas qui l'appelle et se dit que déjà qu'on n'a pas le droit de fumer au volant, il ne va pas en plus répondre au téléphone. Il roule, vivement qu'il soit arrivé chez lui, et merde, un flic sur le bas côté qui lui fait signe de se ranger.

Le flic lui dit qu'il ne veut pas le savoir. Que c'est pas ses affaires. Que tout ce qu'il sait, monsieur, c'est qu'on n'a pas le droit de rouler aussi vite. Et donnez moi vos papiers, simple vérification de routine. Ah, c'est là que vous habitez ? Vous n'avez rien d'illégal sur vous ? Non ? Vous permettez qu'on vérifie ? Il regarde dans son paquet de cigarettes, mais non, rien que des cigarettes. Il lui demande si il a le droit de faire ça, et le flic lui répond que oui, bien sur, monsieur, mais nous faisons ça avant tout pour votre sécurité.

Quand il arrive chez lui, il a quelques messages sur son répondeur, mais il ne les écoute pas. Elle est arrivée depuis un moment chez elle, elle attend près de son téléphone qu'il la rappelle.

Il se sert un verre, elle aussi. Que l'histoire continue ou pas n'a aucune importance.

Ils sont globalement heureux et satisfaits, selon les dernières statistiques de l'INSEE. Et, selon les dernières statistiques de l'OMS, ce sont les premiers consommateurs d'anxiolytiques et d'antidépresseurs. Peut être parce qu'ils n'ont pas le droit de consommer des drogues douces. Il sont en sécurité dans un état de droit, heureux dans la patrie des droits de l'homme, citoyens d'un état démocratique et soucieux des libertés individuelles. Ils ferment les yeux et vont se coucher, comme tout le monde.

Publié par elendil1999 à 00:44:08 dans Boulot, boulot | Commentaires (0) |

Conte, du nouvel-an ou pas | 31 décembre 2007

Nota pour les éventuels lecteurs de ce blog.. Si vous ne comprenez pas ce billet, fouinez..

Salut gamine..
Je sais pas pourquoi je t'appelle gamine ce soir, mais ça me vient.. Quoiqu'en fait je devrais t'appeler ma vieille. Donc.
Salut ma vieille..
Il semblerait que tu dormes vachement moins que moi, en tous cas depuis que j'ai fait l'achat d'un boite de somnifères, et que ipso-factotement je dors. Mais j'ai promis un conte du nouvel-an, et je vais donc cesser de digresser à hue et à dia et me mettre au boulot.

Conte du nouvel-an donc, mais conte quand même, et comme toute histoire qui se respecte c'est l'histoire.. d'un gars, pour changer, et pas de ces éternelles filles qui peuplent mes contes depuis que mon monde est monde. C'est l'histoire d'un gars, qui depuis tout petit était persuadé qu'il n'était pas très normal. On lui avait bien fait sentir, en longueur et en largeur, et ce refus de la normalité de l'accepter comme l'un des siens l'avait profondément marqué et ce à tel point qu'il s'était juré de ne jamais un jour faire partie de cette normalité –de nazes- et de toujours cherché à se distinguer. De sorte que les destins destinés (j'adore la tournure) à ce petit homme se réduisaient à :

- star d'un truc

- psychopathe

- maître du monde

- ou les deux

Notre histoire n'est pas du tout l'histoire de ce charmant garçon, bien que son destin soit passionnant et que j'en toucherai un mot dans un de mes prochains billets. Notre histoire est l'histoire d'un autre gars, qui s'est dit que dans la vie il ne voulait pas avoir de regrets. Il ne voulait pas se retrouver sur un chemin en se disant qu'il aurait dû prendre l'autre. Il a donc développé toute une stratégie pour se trouver, disons le franchement, dans un petit coin peinard où il lui fait bon vivre, pas forcément pour très longtemps, juste le temps de se poser et de se dire que oui, décidément, c'est plutôt pas mal. Dans un premier temps, il a décidé de se prendre la tête au delà de l'humainement pensable pour toute décision qu'il jugerait importante, de peser les pours, les contres, les contres des pours et les pours de contres, au degré dont il aurait envie. C'est une des raisons pour lesquelles il ne dort pas. Ou alors, de prendre toute décision au feeling avec un manque outrancier de réflexion, en se disant que merde, si on la sent bien c'est pas la peine de se prendre la tronche pendant vingt ans. Enfin bref, comme tu peux en juger, le petit gars est assez compliqué.

Et puis le petit gars s'est dit que, pour ne pas regretter, tant que faire il pouvait, il devait aller au bout de ce qu'il faisait. Et quand je dis aller au bout, c'est aller au bout, comme quand tu joues à un RPG et que dans chaque salle que tu visites tu parles à tout le monde tu cliques sur chaque putain d'objet, sur chaque bouquin de cette étagère de merde que tu sais que c'est un décor mais que tu essaies quand même tous les bouquins au cas où ils soient vicieux. Bref, jusqu'au-boutiste, le môme. Il a fait tout ce qu'il a pu pour aller au bout de ce qu'il faisait. Quand il était amoureux, il l'était à ne plus savoir qu'en faire, amoureux jusqu'au bout des ongles de l'autre (les ongles sont à l'autre hein, suis moi bien) et aveugle sur toute la surface de ses yeux à lui. Quand il était drogué, il a touché à tout ce qui lui passait pas trop loin des mains, voire à des trucs qui avaient l'air sympas et qui passaient un peu loin, il a été défoncé comme il avait jamais cru possible d'être défoncé, et puis il a remis le couvert en se disant que, ouais, y'avait quand même moyen de s'en mettre une plus grosse que ça. Et quand il était déprimé, il était déprimé.. bref, comme un gars qui va au bout de sa déprime, je vais pas te faire un dessin je vois pas comment faire de métaphore marrante avec ça.

Le garçon donc, a décidé d'aller au bout. Et en cette fin d'ancienne année et début de nouvelle, ben, le garçon, il est un peu arrivé au bout des trucs au bout desquels aller dont il disposait. Et il a l'impression, tu vois, d'être seul sur une grande place toute ronde, avec toutes les routes desquelles il est arrivé qui débouchent dessus, et il a beau faire le tour autour de lui y'a pas un trou de souris qu'il y soit pas allé au bout de. Et je te prie de pas l'imaginer zoophile, ma vieille, tu me feras plaisir. Non pas qu'il n'y ait pas d'autres routes, dans l'absolu notre gars il le sait bien que d'autres y'en a, mais il les a pas sous la main. Et des routes à arpenter pour en aller voir le bout, il a pas l'impression que ça se trouve sous le sabot d'un cheval. Donc voilà, le garçon, en cette fin d'année, il a l'option de repartir comme en zéro-sept, ce qui l'enchante pas tellement, non pas que ça soit pas sympa, mais il a pas très envie de refaire, ou de se dégotter une nouvelle route à y poser les pieds dessus, et à aller arpenter dans les règles de l'art.

Et la raison de cette histoire, c'est que le garçon de l'histoire va passer le 31 le plus pitoyable de son histoire à lui, même pas tout seul devant la télé, mais avec ses parents devant la télé, et qu'il déprime un bon coup, et que donc il a besoin de raconter une histoire à la con pour se changer les idées. Et pour couronner le tout, il vient d'avoir la quasi-confirmation que son père a une maîtresse, pour info preuve déterminante mais indirecte résultant de la manie du fiston de laisser traîner ses esgourdes et ses mirettes là où ce qu'elle devraient pas être, et de son autre manie de pas pouvoir s'empêcher d'additionner deux et deux quand ils passent devant lui. Et le gars en plus se sent, ben, un peu plus vide qu'avant, se demande ce qu'il devrait ressentir, se dit que, fondamentalement, c'est pas si sale, ça fait juste un truc de plus dont il ne pourra discuter avec personne (enfin si, discuter il pourra, simplement à moins d'en parler avec la maîtresse en question il devra attendre que la chose arrive sur le tapis pour en parler avec des gens concernée au premier chef), et une raison de plus pour apprécier ce nouvel-an passé dans la joie et la bonne humeur familiale.

Enfin, tout ça pour te dire ma vieille, que je vais vraiment apprécier qu'il y ait une bouteille de vin et du champagne demain soir au menu, et que je tuerais pour un joint et une raison de m'échapper de ces vacances qui s'annoncent un peu longues.

...and a happy new year..

Rob'

Illus prise sur flickr, si quelqu'un hurle je peux retrouver chez qui..

Publié par elendil1999 à 01:23:30 dans Boulot, boulot | Commentaires (1) |

Pourquoi j'écris | 10 décembre 2007

Un blog, grand chantier.. Moyen d'expression, certes, artistique ou du moins qui le prétend.. Mais expression pourquoi? Pour quoi?

D'abord, pour moi. Blog pour me souvenir. Blog pour parler. Je n'aime pas les photos et vous n'en verrez pas souvent. Et jamais de moi. Je préfère les mots pour me souvenir. Les histoires.
Pour les autres, blog pour donner des nouvelles. Blog pour ceux qui ne me connaissent pas.

Pour ceux qui ne me connaissent pas donc. Je suis élève dans une grande école d'ingénieurs de province. J'habite dans une résidence où sont regroupées les trois promotions de l'école. J'ai une scolarité chaotique mais pas si catastrophique. J'écris des fragments de ma vie, choisis par ma motivation à les transcrire. Du fantastique. J'écris pour que l'on sache que ça se passe aussi comme ça.

J'écris pour rassurer le monde entier, et moi y compris ; je suis en vie. Je ne me compromets pas. J'avance, sans forcément savoir vers où, et avec dans l'idée que le chemin est beaucoup plus important que la destination.

J'écris pour partager, et je ne demande ni approbation, ni commentaire particulier. Si vous avez quelque chose à partager avec moi vous êtes les bienvenus.

Sans conclusion,

Rob' 

Publié par elendil1999 à 22:01:40 dans Boulot, boulot | Commentaires (1) |

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//Il doit bien y avoir des mots clés//

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