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//I, Rob'//

Je suis élève dans une grande école d'ingénieurs de province.
J'habite dans une résidence où sont regroupées les trois promotions de
l'école. J'ai une scolarité chaotique mais pas si catastrophique.
J'écris des fragments de ma vie, choisis par ma motivation à les
transcrire. Du fantastique. J'écris pour que l'on sache que ça se passe
aussi comme ça.J'écris pour rassurer le monde entier, et moi y
compris ; je suis en vie. Je ne me compromets pas. J'avance, sans
forcément savoir vers où, et avec dans l'idée que le chemin est
beaucoup plus important que la destination. J'écris parque que j'ai un amour immodéré de mon prochain, et que je trouve naturel de partager avec lui le maximum.

Bien à vous,

Rob' 

//Les potes//

Vis ta vie, camarade. | 12 août 2008


Tant qu'on est là, un autre bout de prose glané à la racine de c:..

Cela fait déjà quelques jours que je me demande ce que, si je n'avais qu'un sujet à développer avant qu'on ne me coupe la tête, je choisirais de dire. C'est très délicat. On m'a souvent reproché de blablater, de tourner autour du pot. Certes, mais c'est pour mieux savoir autour de quel pot je tourne. Autour de quoi tournons nous? Certains semblent se dévouer à la science, peut être faute d'avoir autre chose à quoi offrir leur corps. D'autres vouent un culte à la dive bouteille. Et je note au passage l'existence de ce sympathique adjectif, qui n'a d'autre usage que de qualifier le réceptacle de bien des dévotions. Et, bien entendu, certains tournent, non autour d'un hypothétique pot, mais autour de ceux qui ont eu à la grande loterie génétique le tirage opposé du leur. Comme il est triste pour moi d'imaginer que certains ne gravitent autour de rien, qu'ils ne sont donc attirés par rien et passent leur vie dans un brouillard gris et ascétique, je partirai donc de l'a priori rassurant que nous avons tous une passion qui nous dévore. Pour ne pas dire un feu divin qui nous anime. Qui nous donne une âme. Et une raison pour bouger.

Quelle est donc ma raison?

La bouteille? Sûrement pas. Cette raison que je cherche est le noeud de ma vie, et ne saurait être interchangeable à plaisir. Puisque qu'importe le flacon, et que souvent femme varie -ou que souvent de femme on varie- la raison doit être ailleurs. Et je ne parle pas de la raison de ma présence sur terre, ou autre sujet totalement abscons&sujet à caution. Je parle de ma raison de continuer. Continuer sur terre, continuer à faire partie d'un monde et d'une société structurellement inadaptés à l'individu. L'animal humain, pour survivre, s'est créé une jungle bien plus sale (car artificielle, et donc artificieuse, aux règles mouvantes et bien plus complexes que manger ou être mangé) que le trou plein de boue entre les herbes hautes duquel il s'est sorti. Pour survivre il a inventé un tissu de liens, de dépendances, une hiérarchie, des codes, qui le dépassent et qu'il doit dépasser. Pour cela il faut une force motrice, un but, un projet, une oeuvre, qui nous dépasse pour nous permettre de nous dépasser. Et de continuer. Continuer à vivre, à faire partie de ce monde, à le former et le faire notre, puisque c'est le seul choix que je me laisse, je ne supporte pas la fuite.

Continuer pour quoi, donc, si ce n'est pour l'ivresse, qu'elle soit causée par un verre ou une femme? La recherche du bonheur? Dieu? Je ne me mêle pas de ces choses-là, mais il m'est avis que si je m'y mettais, je passerai ma vie à chercher, et donc je ne trouverai pas. Me semblent inaccessibles par nature, ces deux concepts là. De bons palliatifs, se dire "t'inquiète, j'y travaille", mais franchement je n'y crois pas trop. Quand je me sens perdu, je me raccroche à des choses beaucoup plus concrètes en fait que Dieu ou le Bonheur. Je me raccroche à un regard. A des regards. Le regard de cette fille afghane, pendant la précédente guerre d'Afghanistan, photographié par le National Geographic, de beaux yeux au fond desquels je vois.. la vie, malgré tout. Le regard de cette femme que j'ai croisée pendant mes oraux dans le métro entre Invalides et Balard, une femme qui pleurait seule dans la rame, entourée de regards baissés, à qui j'ai souri et qui m'a dit merci avec une gratitude qui m'a foutu un bourdon monstre pendant un mois. Le regard de cette Natascha qui a vécu toute la folie humaine, et qui ne contient pas le moindre ressentiment. Juste l'envie de continuer. Et cette envie de continuer je ne sais pas plus d'où elle vient que je ne sais d'où je viens. Je l'accepte comme elle est, comme j'accepte de faire partie de ce monde. Je ne sais pas à quel saint me vouer, mais j'ai mes madones. Elles et d'autres. Elles et toi.

Ce n'est pas une recette, ni un prêche, plus une confession. Une envie de vous faire chercher le sens derrière tout ça. Non pas le sens de la vie, le sens de votre vie. Pourquoi continuer en fait? Pour quoi? Se jeter dans les sciences et chercher des réponses aux questions, des réponses certes censées, mais qui partent du postulat que la question l'est, est une solution. Se jeter dans la recherche des paradis terrestres ou non, avec ou pas l'aide de substances diverses est une solution tout aussi valable. Se jeter dans les gens et se dire qu'on continue pour eux, même s'ils s'en foutent et ne me connaissent même pas est ma solution. Ne pas se poser la question n'est pas une solution. Ne le sera jamais. Je cherche une conclusion. Et ne pense pas la trouver.


Rd*

Publié par elendil1999 à 00:52:28 dans Random thoughts | Commentaires (2) |

Looking back.. | 12 décembre 2007

Il y a un moment déjà, on m'a donné un bon conseil. On m'a dit d'éviter de me faire bouffer. On m'a dit que quelque chose, le système des écoles d'ingé peut être, allait me cannibaliser, et qu'il fallait que je fasse gaffe. Je lutte, docteur, je lutte. Mais de toute évidence, quelque chose me bouffe. Je ne sais pas si c'est moi, ou si c'est ma lutte contre ce système. Je ne sais pas si c'est les gens. Ma façon d'absorber leurs peurs et leurs maux.

Résumé de ma soirée d'hier. J'ai la confirmation que ma voisine va mal. Enfin, qu'elle va encore mal. Après une rupture avec son homme, qui aurait pu lui faire du bien puisqu'elle se faisait bouffer par cette relation à mon avis depuis qu'elle existait, je n'ai jamais vu quelqu'un se sentir aussi mal, autant inférieure à l'autre, et persister aussi longtemps, ça me dépasse bien que je sache que ça existe. Bref, elle ne se sent d'attaque pour rien, perd pied, et refuse pour l'instant qu'on la sorte de la piscine. Une soirée de plus qui s'est surement finie par des larmes.

L'école d'ingé fait vraiment des dégâts sur les gens, déforme autant que la prépa, et je me pose vraiment des questions sur la ratio formation/déformation, et sur la rentabilité du truc. Fait marquant, quasiment toutes les soirées (arrosées j'entends) ont un point de virage où une fille se met à pleurer. A partir de là, on a une quinzaine de personnes qui craquent, finissent la soirée en larmes, je crois que c'est parce qu'on est tous jeunes, beaux et équilibrés.

Merci à tous ceux qui, malgré et contre moi, me suivent et ne me laissent pas tomber. Ils font que je suis peut-être un peu plus fort que la moyenne. Ou en tous cas que je craque un peu moins. Je leur dois à tous beaucoup, et les remercie ici faut d'avoir le courage de le faire en face. En attendant la suite, dans l'espoir fou qu'il y en ait une..

Rob' 

Publié par elendil1999 à 12:11:43 dans Random thoughts | Commentaires (2) |

Retour.. | 29 novembre 2007

Après une petite interruption, baisse de motivation pour écrire, j'ai un moment cru que j'avais une vie en dehors.

Retour donc sur quelques semaines. En commençant par hier soir, soirée étudiante classique. Ca faisait longtemps que j'en avais pas fait. Rentré en vrac, vers 4h du mat, encore sous l'effet du tiers de cachet (oui madame, c'est de l'aspirine) que j'ai pris hier soir. Il était bon le con, j'en ai pris des entiers qui ne m'ont pas fait le tiers de ce que j'ai pris dans la tronche hier soir. Je me suis à un moment leurré sur le fait que je pouvais aller en cours ce matin. Echec.

Soirée étudiante classique donc, beaucoup n'avaient pas pris que de l'alcool. Il y avait une grosse qui se déchainait sur la piste quand le "gars qui passait du son" (jamais j'appelle ce naze un deejay) a mis Smells like teen spirit. Il y a toujours une grosse qui danse sur du Nirvana. Il y avait une fille qui entraîne sa copine sur la piste quand l'autre passe Let's get retarted des Black Eyed Peas. Parce que c'est sa chanson il faut absolument qu'elle danse. Il y en a toujours une. Il y avait une fille qui a échangé des fluides avec les trois quarts de la salle. Un pote qui a branché, avec un certain style, un nombre certain de filles, les enchainant avec la rapidité d'un renard des surfaces, et un plaisir visible. Moi contre le mur un verre en main (il y a toujours un groupe de mecs contre le mur un verre à la main en train de regarder la soirée et de balancer des jugements définitifs sur le reste de la salle), savoure la montée malgré la musique, me fait aborder par une fille qui me gratte une clope, je la trouve mignonne, mais je me dis que vu ce que j'ai pris c'est normal. Je me méfie, fais une pause et un stage dans la lumière crue des toilettes. De retour dans la salle, elle a du charme, mais est moche. Je me rends compte que je craque pour ce genre de filles. Elles ont un charme dynamique, dans leur mouvements et la façon dont elles te sourient. Mais là assise sur son tabouret elle est moche. Elle joue sur l'alcoolémie des gars présents pour conclure ce soir. Elle réussira, et j'espère pour le mec qu'il ne s'en voudra pas trop le lendemain.

J'ai bientôt 23 ans et je suis toujours autant sans concessions. J'espère me soumettre au même niveau d'exigence que je réclame des autres et de la vie. Je suis suis sorti avec une fille qui avait beaucoup de charme. Un charme dynamique. A chaque fois que je la voyais et qu'elle ne bougeait pas je réalisais à quel point je la trouvais moche. Je suis sorti avec une fille qui se détestait, et qui tout doucement est en train de se détruire. Ce qui me satisfaisait dans ces relations c'est qu'elles me rendaient au centuple ce que je leur donnais. Qu'elles m'admiraient et que je me sentais fort et indispensable.

La société aujourd'hui n'aime pas l'honnêteté, ça soit être une des raisons pour lesquelles elle est si dure envers les drogues. On n'a jamais un regard aussi clair que quand on est en redescente. Bientôt 23 ans et toujours un misfit, par choix, pour ne pas faire de concessions avec moi même et ne surtout pas pouvoir un jour me reprocher ce que je reproche aux autres. C'est grave docteur?

Finalement le seul cliché auquel on a échappé hier soir c'est Sweet Dreams/Get the party started, que les deejays persistent à passer depuis que j'ai 16 ans, et sur laquelle les filles après les quelques verres dont elles ont besoin pour agiter de façon politiquement correcte le popotin sur la piste chantent les paroles à leur copine en face en se disant qu'elles passent une bonne soirée. Elle n'a pas pu ne pas passer on devait être en train d'essayer de couper ce foutu cachet en trois à ce moment là.

Pas de conclusion, la suite à venir.

Rob' 

Publié par elendil1999 à 12:35:11 dans Random thoughts | Commentaires (1) |

Monopoly de Montcuq | 22 septembre 2007

Donc, pour vous résumer l'affaire, c'est le week-end et je me fais chier, donc je zone sur internet.. Et sur internet, on apprend des choses..

On apprend que Monopoly sort une édition France, avec des noms de villes à la place des noms de rues. Et qu'on peut voter en ligne pour décider du placement des villes sur le plateau.. Je me rue sur le site pour voir si c'est bien Paris qui est en tête, et... pas du tout !

http://www.monopoly.fr/leaderboard.aspx?board=on

C'est une petite ville du Lot qui est pour l'heure à la place de la rue de la Paix, j'ai nommé la fière Montcuq...
Apparemment, le buzz a été lancé par un site internet sur les jeux de société (trictrac.net )

(edit : non, en fait le buzz a été lancé par Laurent Bazet , un local visiblement, et qui s'y connait pour lancer un buzz... Bravo à toi, je soutiens l'entreprise de toutes mes net-forces)

Faites tourner la nouvelle et votez (une fois par jour) pour maintenir cette fière ville en tête, et pour voir si un jour on pourra dire "Ah tiens, t'es tombé sur Montcuq, tu me dois 500€"..

Le buzz ne fait que s'amplifier (article sur lemonde.fr) et même un blog (désarmant de candeur) invitant à ne pas voter Montcuq ... Même si ma ville ne fait pas partie du plateau, je vous invite tous à voter pour Montcuq (on ne s'en lasse pas) car (self quote) "La direction française du Monopoly a expliqué récemment que "l'édition spéciale sera distribuée partout dans le monde et sera une vitrine de la France". (source lemonde.fr) ben si ça c'est une vitrine de la France, autant qu'il y ait Montcuq dessus!"

Rob'

PS : pour voter, cliquez sur "Votez maintenant", puis sur "case joker", respectez bien l'orthographe du nom, Montcuq, 46-Lot.

Publié par elendil1999 à 15:41:47 dans Random thoughts | Commentaires (1) |

Laisser couler.. | 20 septembre 2007

Prendre le temps puisqu'il est posé là sur la table à ne rien faire, délaissé par les hyper pressés, ennuyé jusqu'au trognon et bien content finalement que certains l'utilisent. Laisser le temps quand il n'est plus là, ne pas le prendre de force. Soyons utiles. A vivre et à rêver, aussi.
Voilà un moment que j'avais laissé tomber, pensant me laisser vivre en oubliant de le faire. On a un jour dit de moi si on l'empêche de penser il meurt. Je ne sais donc pas vraiment pourquoi je me suis empêché de penser pendant autant de temps.. Je vais me mettre à y réfléchir..
 Une liste de bonnes résolutions, prises un lendemain étendu de cuite, où j'ai fait chier un nombre conséquent de gens, et où personne n'a pu me mettre la claque que je méritais..
Rob' 

Publié par elendil1999 à 23:00:34 dans Random thoughts | Commentaires (0) |

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//Il doit bien y avoir des mots clés//

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